Plus que jamais auparavant, la protection du domaine bâti en général et de l'habitat collectif en particulier doit être animée d'un souci de pertinence sociale et de pérennité des dispositions, qui n'exclut toutefois pas un nécessaire renouvellement des constructions. Le nombre excessif de petits logements lancés sur le marché dans les années d'après-guerre pose aujourd'hui problème en raison de l'exiguïté des surfaces dévolues aux habitants. La fréquente perte d'emploi et la nécessité du travail à domicile rendent urgente une restructuration du plan d'habitation. Confrontés à l'urgence d'un recyclage des bâtiments devenus obsolètes, les organes compétents se trouvent dans l'obligation d'aborder une réflexion de principe plutôt que de se cantonner à la résolution du cas particulier. La perspective qui s'impose à l'attention incite à considérer l'habitat non pas comme un milieu inanimé, mais davantage comme un organisme vivant, caractérisé par des circonstances d'occupation humaine, où le comportement des individus doit être pris en considération. A cet égard, une méthode d'auscultation détaillée débouche sur un pronostic susceptible de fournir l'argument et le programme d'un projet modéré de revalorisation du bâti.